dissabte, 18 de juliol de 2009

Ethnographie des espaces publiques

Article publicat a la revista Arquitectonics. Mind, Land & Society, núm. 10 (2004), pp. 58-63.
ETNOGRAPHIE DES ESPACES PUBLIQUES
Manuel Delgado

1. La ville, l’espace, le territoire

Il faut se demander, quel est le sujet de cette anthropologie urbaine de la quelle on répéte la possibilité et la pertinence? Peut o doit être l’anthropologie urbaine une anthropologie de o dans la ville, en la concevant comme une realité découpable composée de structures et institutiones sociales presque inaltérables, un continente singulier dans la quel est possible se recontrer avec cultures exemptes, qui gestionent leur copresence de la manière dont quelque chose similaire à un mosaïque? Ou plus tôt on devrais établir que l’anthropologie urbaine devrait être davant tout une anthropologie de l’urbaine, en entenant, maintenant oui, le sien com un sujet singulier, retrouvable uniquement parfois ou tour à tour dans d’autres sociétés, dans d’autres moments historiques, ce qui obligerait au scientifique social à travailler avec des outiles, des strategies et des prédispositions specifiques, valides uniquement d’une façon relative pour avant et pour d’autres lieux?
Dans un sens étendu, pourraient avoir raison ceux qui fairaient noter, dans une façon pas nécessariament critique, que les bases teoriques établies par l’École de Chicago pour unes sciences sociales de la ville no auraient fus en realité que celles de l’étude du procesus de modernisation en général, cest-à-dire, du procesus d’industrialisation, burocratisation, politisation, etc. La tendance mené par Park, Burguess et Wirth dans le Chicago des années vingt et trente, qui impliquée pour prémiere fois l’incorporation de méthodes qualitatifs et comparatistes tipiquement anthropologiques au sujets de connaissance non exotiques, élaborait leurs propositions analitiques précisément à partir de la constation que le trait qui definissait la culture urbaine était leur innexistence tant que substance dotée d’uniformité. Si cette culture urbaine à connaitre par le scientifique social était en realité quelque chose, celle-là ne pouvait consister qu’en un réseau serré de rapports
cronichement précaires, une proliferation infinite de centralitées souvent invisibles, une trame de tressements sociales sporadiques, quoique quelquefois intenses, et un conglomerat faiblement cohesioné de composants groupaux et individuels.
Concevue ainsi, la ville était un domaine de la dispersion et l’hétérogèneité sur le quel le control polique direct était dificil ou impossible et oú une multitude de subcultures autonomes superpossées ou secantes faisaient front l’integration à la quelle on essayait les soumettre sans à peines succés. La ville était alors apperçu comme un creuset de microsociétés, le transit entre lesquelles pouvrait être abrut et donner lieu à une énorme quantité d’interstices et intervalles, lesquels étaient immédiatement habités par toute sorte de marginés et déserteurs. La ville passait alors à être vue de cette faiçon comme un organisme dotée de vie mais manquée d’esprit, c’est-à-dire sans ce champ réprésentationnel dans lequel Durkheim voulait voire en se projectant dans de termes sacrés les principes axiomatiques et morales que devaient soutenir un pacte sociétaire quelconque, un milieu dans lequel s’aggloméraient des intérets et idéntités incompatibles entre eux, auquels souvent mantenaient unis la même chose qui le separait, c’est-à-dire l’hostilité ou, dans le meilleur des cas, l’indiference. Si on ne peut pas parler de «culture urbaine» à la façon d’une cosmovision ou cosmologie congruentes que les urbanites compartaient, non plus l’urbaine est propement una structure social clairement schématisable, dotait d’organes et fonctiones réguliéres. Même pas pouvait être associée à une morphologie matériel, un sol.
Carrément une anthropologie urbaine ne pouvait, par autant, que apparaitre condamnée à s’occuper des structures liquides, axes qui organisent la vie social autour de lui, mais qu’ils ne sont presque pas institutions stables, mais une patte d’instants, ondes, situations, cadences, irrégularités, confluences, carrefours, collisions, fluctuations... D’autre part, la ville peu, aussi par la même raison, se constituer comme sujet légitime d’études, pas tellement –comme en pouvrait donner l’impression– à la manière d’une resource de salut pour l’ethnologue rapatrié de force, que rétourne chez les siens et il se voit obligé a competir avec les sociologues dans les jurisdictions qui lui avaient appartenues. Par contre, le comparateur de cultures ce qui fait c’est reconnaître comme la diversitée humaine que Occident avait mis en trance de disparition dans son expansion, a venue se reproduire dans son propre sein. Au même temps que l’exotique s’extingeait dans ces territoires lointains auquels l’anthropologue avait été envoyé, de vieilles et de nouvelles formes de différentiation culturel reapparesaient sous la protection des villes. C’est ainsi que, en realité, les sociétés primitives –dans le sens durkheimnienne d’«élémentaires»–, que ont été la raison prémiére de l’anthropologie comme discipline scientifique, seulement peuvent survivre déjà asiliées sous l’anonymat urbain. Le travail de l’ethnologue urbain devient alors montrer à quoi est composée une société aparemment massifiée, quels sont les élements constituants qui se cachent derriére cette indifférenciation qui c’est en realité une astuce adaptative avec lequelle les distincts font face à l’integration forcée que les atteint, une ruse qui le sert à la variété des speces cultureles pour se moquer de l’aguet de ses dépredateurs.
L’urbain –qui, comme nous avons vu, ne doit pas être confundu avec la ville comme sujet d’étude– est un style de vie marqué par la prolifération des chaînes relationelles delocalisées et precaires, dans laquelle la movilité spatial vertébre la quotidiannité. L’inestabilité devient alors un instrument paradoxal de structuration, ce qui détermine à son tour un ensemble d’usages et représentations singulieres d’un espace jamais pleinement territorialisé, c’est-à-dire sans repères ni limites definitifs. Dans les espaces urbanisés les vincles sont préférentment lâches et non forceux, les échanges apparaisent en grande mésure non programmés, les rencontres plus stratégiques peuvent être fortuits, domine l’incertitude à propos d’interactions imminentes, les informations plus déterminantes peuvent être obtenues par atzar et le gros des rapports sociaux se produit entre inconnus o connus «de vue».
L’urbain consiste, plutôt, en un travail du social sur lui même, le spéctacle de la société urbaine «à l’oeuvre», en se faisant et aprés se défaisant maintes et maintes fois, se bâtisant avec des matériaux qu’ils sont faites d’instants, événements, circunstances... On pourrait dire, en autres mots, que l’urbain est constitué par tout ce qui s’oppose à n’importe quelle structure solidifiée, alors qu’avant qu’il est fermé du tout tel travail, juste lorsque il est l’executant, comme si on avait surpris la matiére prime du social dans un état encore cru et desorganisé, dans un procésus, que jamais nous serait donner à voir conclu, de cristalisation. La même chose pourrait s’appliquer à la distinction entre l’histoire de la ville et l’histoire urbaine. La prémiére remise à l’histoire d’une matérialité, la déuxiéme a celle de ses utilisateurs, c’est-à-dire de ses usuaires. La prémiére parle de la forme, la déuxiéme de la vie qui à lieu dans son intérieur, mais qui la depasse. La prémiére est attentive à le stable, la déuxiéme fait référence aux transformations ou mutations, ou, encore mieux, aux exces, aux errances, aux maraudes.
Si une anthropologie urbaine no serait éxactement égal à una anthropologie de la ville, la même chose pourrait se dire sur l’anthropologie urbaine considerée a la façon d’une subdivision de l’anthropologie de l’espace. D’une certaine manière l’anthropologie de l’urbaine se placerait dans identique tessiture qui aspire occuper l’anthropologie de l’espace : une vision qualitative de celle-ci, de ses textures, de ses accidents et réguliarités, des énergies que agissent dans son intérieur, de ses logiques organisatrices... Un sujet de connaissance que peut être consideré, à propos de pratiques sociales que loge et que dans son sein se deplie comme une présence passive : décor, toile de fond, proscenium... ; mais aussi comme un agent actif, cadre d’action de engrenages que déterminent et orientent la vie social. L’espace : quelque chose que les sociétés organisent, quelque chose que les organise.
La plus part du temps, l’anthropologie de l’espace a été une anthropologie de l’espace bâtu, c’est-à-dire de l’espace habité. À différence de ce qui arrive avec la ville, l’urbaine n’est pas un espace qui peut être demeuré. La ville a des habitants, l’urbain non. Dans l’urbain on peut trouver uniquement des usufruitiers. Pour autant, le domaine de l’urbain par antonomase, son lieu, est non pas la ville en elle même, mais son espace public. C’est dans l’espace public oú se produit l’épiphanie de ce qui est spécifiquement urbain : l’inopiné, l’imprevu, le surprenent, l’absurd... L’urbanité consiste en une reunion d’étranges, unis par l’évitation, l’indifférence, l’anonymat et d’autres films protecteurs, exposés en permanence, à l’intemperie, mais au même temps à couvert, camouflés, mimétisés, invisibles.
L’anthropologie urbaine se présente alors plutôt comme une anthropologie de ce qui défine l’urbanité : dissolutions, socialités minimalistes et froides, vincles débiles et précaires connectés entre eux jusqu’à l’infinit, mais aussi constantement interrompus, simultaneités et dispersions. L’anthropologie urbaine est une anthropologie non de la ville, mais de tout l’incalculable que on peut trouver dans une ville. Anthropologie surtout –il faut insister– de l’espace public, c’est-à-dire des surfaces hypersensibles a la visibilité, des glissements, des scénifications que on ne devrais douter en qualifier de choréographiques. Son protagoniste? C’est evident que déjà non communautés cohérentes, homogènes, retranchées dans son quadrillage territorial, mais les acteurs d’une altéritée que se généralise : flâneurs a la derive, promeneurs, étrangers, passants presés, travailleurs et vivants de la voie publique, dissimulateurs-nés, pèlerins profans, voyageurs de bus o de métro, énnemis publics, enfants perdus, désorientés chroniques, conspirateurs à l’attente, qui ont rendez-vous inutiles, solitaires en général..., mais aussi groupes compactes que déambulent, couples d’amoureux, nuée de curieux, masses éfervescentes, coagulums de gens, flots humaines, foules ordenées ou délirantes, multiples formes de société peripatécienne, à peines institutionalisées, conformées par une prolifération de consensus en même temps. Tout ce qu’on peut voire, dans une ville, flotant sur sa surface.
L’anthropologie urbaine non plus était una anthropologie du territoire, parce que l’espace public –son sujet prédilecte– est un espace différencié, c’est vrai, mais les techniques pratiques et simboliques que l’ordenent spacial ou témporellement, que le nombrent, que le rappelent, que le soumettent à opposicions, juxtapositions, complémentarietés, que le graduent, que le jérarquisent, etc. Cettes dispositifs hyperactives et souvent spasmodiques qui agitent l’espace public selon une logique impossible et sécréte són microscopiques, infinitesimales et se renouvellent à chaque instant. Ils n’ont pas temps pour cristalisé, ni pour ajuster aucune configuration spacial. Si le réferent humain de cette anthropologie urbaine fuisse l’habitante, le déméneur ou le consomateur, oui on aurait des motivations pour établir différents nivaux de territorialisation, comme, par exemple, les rélatives aux territoires fragmentaires, discontinus, que forcent au individu à multiplier ses idéntités circunstancialles ou contextuelles : quartier, famille, communauté idéologique, réligeuse, éthnique, entreprise, bande juvenil, club social. Mais bien sûr que ce n’est pas comme ça. L’acteur de l’espace public est presque toujours un passant, quelqu’un que n’est pas là-bas mais au passage. Il est un personnage duquel on ne peut rien savoir, sauf qu’il a sorti mais il n’est pas arrivé. La rue et l’espace public mênent au paroxisme l’extreme complexité de les articulations espace-temporelles, a les antipodes de n’importe quel distribution en unités clairement délimitables. D’autre part, c’est vrai que l’espace public est à la merci de dispositifs à travers lequels les pouvoirs exercent leur despotisme, en s’applicant a un public passive, malléable et docil, qui a devenu tout de suite totalement transparent. Or, les dispositifs existent, sans doute, mais son succés n’est jamais assuré.
Quels seraient, dans ce sens, les frontiéres d’un sujet ainsi, pure frontiére? Que fixe les limites et les vulnerations, mais de regards et de voix? Le schéma de la rue, la nature diagramatique de ce qu’il passe dans elle n’implique pas une configuration instantanée de positions. L’espace public est basiquement une pure possibilité de rejoindre, l’extension ou la distance entre deux points, pratiques des lieux en faisant sociétés entre eux, mais qui ne donne comme résultat un lieu, mais ne qu’une façon de passer. Ce qui s’oposse conceptuellement à l’espace publique est le repert social du sol capable d’exprimer n’importe quel identité, le bastion défendable à tout prix... ; tout ce qu’on peut associer a potentitialités, normatives, interdictions... ; tout ce que me permetrait dire «voilà ma place», «mon quartier», «mon village», «ma patrie», etc. ; tout ce que reçoit le droit a figurer avec un nom dans une carte quelconque, le droit a mériter de dehors le mandat de signifier. L’espace public, tant que tel, n’ai pas un nom qui excloie tous les autres noms possibles : c’est un texte que quelqu’un écrit, mais que persone pourra lire jamais.



2. Une société sans organes


L’espace public est un espace pratique, que existe uniquement parce que il est pratique et quan il est pratique. C’est un point de passage, un déplacement de lignes, une chose –une chose quelconque– qui travesse les lieux et juste dans le moment qu’elle les travesse. Par definition, il produit itinéraires en filigrane en toutes directions, dont les eventuels reencontres sont precisement l’affaire central de l’anthropologie de l’urbain. On parle ici de l’espace du voyager, du producteur de paysages et cartographies inestables. Surtout, c’est l’espace que la rue imposse, le contraire de l’utopie, no uniquement parce qu’il existe, mais parce que no postule, bien au contraire, la possibilité de n’importe quelle organisité social.
Repenser l’urbaine réclame aussi una reconsidération de notions fréquentées par les sciences socialles de la ville. La topographie resamble inaceptablement simple dans son preocupation pour les places et les monuments. La morphogénesi est l’étude des procésus de formation et de transformation de l’espace batu ou urbanisé, mais il n’a pas l’habitude d’atteindre le rôle de l’individu urbaine, ni des masses. Une ethnologie comme celle-là devait être beaucoup plus des rapports que des institutions, de les discordances et les integrations provisionalles que de les fonctions integrées d’une société organique. La même chose pourrait se dire des analyses tipo-morphologiques du tissue domestiqué de la ville, que déconsidére les alterations et turbulences qui ont lieu dans son sein, dont lequel acteur principal est celui qu’use les lieux et les cours, les espaces et les schémas concréts confeccionés de gestes, mots, mémoires, symbols et absences.
Il faut dire aussi que la délinéation des voies publiques n’est pas uniquement l’aspect de la projection urbaine que fixe l’image plus pérmanente et, pour tant, plus mémorable d’une ville. Non plus est le schéma là-bas oú la ville retrouve abregé sa forme, ainsi comme le systeme d’hiérarchies, modèles et rapports espaciales qui determinera beaucoup de ses transformations futures. Comme l’architecture même, tout project de voie publique constitu un essai quant à soumettre l’espace urbain. L’organisation des voies et de croissements urbains c’est, par dessus de tout, le lattis par lequel oscilent l’aspects plus intranquiles du système de la ville, les plus asystèmatiques, le scénario d’une structure sans linealité et autogestionée.
La voie publique resulte intelligible à partir de sa codification, c’est-à-dire, depuis son emplacement dans un ordre de signes. La rue, la place, l’avenue, le boulevard, le véstibule d’estation..., sont le sujet d’un double discours. L’un est résultat d’un dessin urbanistique et architectural politiquement determiné, la volonté duquel est orienté la perception, offrir de sens pratiques, distribuer valeurs symboliques que proclament et légitiment l’autorité centralisée, avec le propos, en fin de comptes, d’influencer sur les structures relationalles des usuaires de l’espace. Un déuxiéme discours est ce de la société urbaine même, le discours de ceux qui produissent-usent l’espace publique. Se sont celui-ci qui ont toujours le dernier mot à propos de comment et en quel sens se bouger dans la trame proposée par les planificateurs. C’est l’action social ce qui, comme force conformante qu’elle est, finit par imprégner les espaces avec ses qualités et ses attributs.
Existe une specialité dans l’espace public..., mais celle-là seulement fonctione relativement a la façon d’une logique de modélation et structuration stabilisé des espaces. Plutôt on devrait dire que la sienne est une logique tout à fait ouverte, dont les sujets sont atomiques, moléculaires. L’affaire d’étude de l’anthropologie urbaine tend à se comporter comme une entité glissante, qui jamais se laisse atraper, qui s’echappe davant notre nez. Bien sûr que toujours est possible choisir un group humain et le contempler isolé, mais ceci ne peut être viable mais avec la contrapartie de refuser cet espace urbaine sur lequel a été recoupé et qui finit s’estompant ou apparesant par moments, comme un fonds qui repren un relief variable. Or, a l’heure d’inscrire ce supposé groupe dans un territoire délimité auquel considerer comme le sien résultera que tel territorie jamais sera du tout sien, mais qui devra être compati avec autres groupes, qui portent à bien d’autres oscillationes dans son sien à l’heure d’habiter, travailler ou s’amusser. Ne serait factible alors una anthropologie que fairait abstraction du niche écologique dans lequel le groupe était observé, que l’ignore, que renoncie à la connessaince du réseau d’interrelations que la communauté étudiée établisait avec son moyen, qui ne laissait d’être naturel, c’est vrai, mais que n’était pas fait que d’interactions ininterrumpues et persistentes avec d’autres collectivités.
Nous trouverons peu chose d’organique dans l’urbaine. L’erreur de l’École de Chicago consistait en croire encore en un modèle organiciste
que leur faisait chercher les dispositifs d’adaptation de chaque presumée communauté –imaginée comme entité congruente– a son milieu ambiant. Face cette vision statique des communautés luttant entre elles et contre l’environnement par une adaptation avantageusse, il faudrait voir la façon comment le rapport entre les collectivités et l’espace se base en la ténsion, la misse a distance et éventuellement le conflict, et jusqu’à la lutte. Et celà donnant par suposé l’exintence de communautés humaines transparentes, nettement ségrégables de son entour. Si la «communauté» est une instance catégoriel dont la realité presumée –homogénéité culturelle, organisité social– c’est difficilmente retrouvable en état pure en n’importe quel lieu et moment, dans une ville dévien seulment viable comme simulacre ou parodie. Ceci implique multiples difficultés téoriques, entre elles celle d’une pratique de l’exégèse de la culture entendue comme texte, un peu moins qu’impossible dans ses espaces publiques, milieu conformé par enontiations secretes, ruses, conduites sutiles, gestes apparemment insignifiants, malentendus, surentendus.
C’est aussi pertinent se demander à propos de si il est possible de developper une ethonographie standarisée dans ces conditions. En quel lieu resterait la discipline dans des contextes urbains deffinis par sa chroniques intranquilité et par la fugacité? La réponse doit partir du présuppose selon lequel l’urbanité n’est pas le contraire de la ruralité. L’opposé à l’urbanité est plutôt le communal. Si nous voulions étudier des communautés exemptes, on devrait le déduir son articulation dans un cadre phisic et culturel determiné par la complexité et la paradoxe, dans laquelle aucun groupe reçoit la possibilité d’être jamais isolé. On parlerait alors de communautés sans espace, sans niche écologique, sans symbioses... Par contre, si on primerait le contexte –l’espace public– le sujet d’attention ne pourrait être que réalités glauquiques, en donant pied à une authentique anthropologie de les incongruences culturales et d’une société tout elle faite de pactes punctuels entre traîtes.
Cette façon particuliére de société que susciter l’espace public –c’est-à-dire l’urbaine comme la manière de s’autoorganiser collectivités périssables formées par inconnus en mouvement– no peut être travaillé par l’ethnologue en suivant son appareil methodologique convencionnel, fondamenté d’abord en la permanance prolongée chez une communauté clairement contourneable, avec les membres de laquelle s’interactue d’une façon plus o moins problématique. Si l’anthropologie urbaine no veut perdre de vue la singularité du sujet qui a été elu, doit accepter que ce sujet sont séquences, moments, faits socials totals qui ne remettent pas à une société, mais a beaucoup de microsociétés qui arrivent à coincider, comme vagues, dans le lieu ou l’événement qu’ils sont observés. Unités empiriques de base comme celles-là –sequences, situations, événements– fairaient pertinente le concours des stratégies minimalistes d’analyse social –interactionisme symbolique, ethnographie de la comunication, microsociologie, etnométhodologie–, mais aussi lui donneraient la parole a l’anthropologie symbolique et l’ethnologie religieuse, par son experience dans le champ des liminalités, les transit et les ébullitions collectives ou individueles.
En résumé. Si l’anthropologie urbaine veut l’être vraiment, elle doit admetre que aucun de ses sujets potentiales est jamais seul. Tous sont sumergés dans cette reseau de fluxes qui se fusionnent et liquéfient ou que se fissionent et se scident. L’urbain est un espace des disolutions, des dispersions, des derives, des intermittenties et des enjambements entre identités inachevées, adaptées à chaque circonstance concréte. L’activité ordinaire des espaces publiques et sémi-publiques implique une exaltation des structures liquides –ou peut être on devrait dire visqueux?– que nous rétrouvons dans l’urbaine, c’est la conséquence d’una deffinition de la ville comme scénario préedilecte, mais pas exclusive, de les formes spécifiquement urbaines de société : configurations inestables qui se déplient entre especes differenciés et qui constituent sociétés largement hétérogèneisées, dans lesquelles les continues fragmentations, discontinuités, intervalles, cavités et intersections obligent ses membres indivuels et collectifs à passer la journée circulant, transitant, générant lieux que restent toujours par fonder, en donnant de sauts entre ordres rituelles, entre régions morales, entre microsociétés. À cause de ça, l’anthropologie urbaine doit atteindre les movilités, parce que c’est dans elles, par elles et à travers elles que l’urbanite pouvait tramé sa propre personalité, toute elle faite de transbords et de correspondances, mais aussi de faux pas et d’interférences.
L’espace publique est un territoire desterritorialisé, qui passe son temps étant reterritorialisé et deterritorialisé à nouveau, marqué par la succession et l’amoncellenment de composants, dans lequel se registre la concentration et le déplaçement des forces sociales que convoque o déchaine et qui est chroniquement condamné a soffrir toute sorte de compositions e récompositions. C’est desterritorialisé aussi parce que dans son sein l’unique chose de verité consensue est le désintéressement mutuel vers ce que chaqu’un est, mais non pas vers ce que à chaqu’un lui arrive. Rien est homogéne dans l’espace public, un espace spongieux dans laquel aucune chose mérite le fause privilége d’y rester.




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